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Terminus à Fréjus

On part en fin de matinée de Gap direction Fréjus, on passe par Sisteron (oh c'est beau !) et on s'arrête peu après pour la pause déjeuner au chant des cigales en bord de Durance, coin bien paisible.

Pause déjeuner en bord de Durance

Il fait toujours chaud, et on se remet à monter dans les montagnes (en empruntant en partie la fameuse route Napoléon), les paysages sont à couper le souffle, les virages aussi…

Oh les jolies montagnes !

On a beau faire des pauses, on arrive en avance, alors du coup on en profite pour aller faire un tour sur la plage de Fréjus…

Fréjus, la plage

Une fois trouvée la salle, nous sommes fort bien accueillis par Philippe qui nous parle de son lieu, de musiques, d'instruments, de matériel, etc. Avec lui on fait une vraie balance, ça sonne, on se sent bien sur scène malgré la chaleur étouffante (on en a déjà parlé ?). On fait la connaissance de Benoît aka André Cheval mais c'est sous le nom de Bathysphère qu'il officie ce soir. On discute allègrement durant toute la soirée.

Vient l'heure des concerts full light show avec machine à fumée : avec sa guitare et sa boîte à rythme, les chansons de Bathysphère nous évoque notamment Will Oldham. C'est chouette.

Bathysphère au Monster's Art

On enchaine tranquillement et déroule le set, on aura de bons retours avec des références qui font plaisir.

Mona Kazu au Monster's Art

Le lendemain matin d'une nuit étouffante avec la fenêtre ouverte, on compte des dizaines de piqûres de moustiques… sympa le sud. On reprend la route en évitant bien sagement l'autoroute bondée de retour de vacances et repassons par le même chemin qu'à l'aller, mais avec une atmosphère humide et orageuse cette fois.

Sisteron Des montagnes… Lac de Petichet

Cap sur Gap

25 juillet : c'est alors que nous traversons un épisode de chaleur caniculaire que nous partons en direction du sud, en prenant soin de passer par les montagnes, tout de même.

On devait faire les 2 dates avec Émilie aka Foxeagle dans le cadre de notre tournée pour promouvoir le split 45 tours, mais c'est hélas impossible pour elle cette fois… nous en sommes bien désolés. Pour le Monster's Art (le lieu du lendemain, à Fréjus), Philippe (le boss) souhaite qu'on trouve un autre groupe, du coup pendant que l'un conduit, l'autre cherche qui pourrait bien venir jouer avec nous… après quelques dizaines de minutes, c'est Bathysphère aka André Cheval qui est disponible et viendra jouer.

Sur la route

Une fois passé Grenoble, nous découvrons un paysage splendide, de belles montagnes… on est heureux de grimper un peu en altitude pour perdre quelques degrés car la chaleur est étouffante.

Sur la route

Après une descente de toute beauté sur Gap, on arrive un peu en avance au Cabaret Pop, lieu de passage de nombreux artistes sur la route, où Claudio nous accueille seul ce jour-là. On va voir la cave où on va jouer le soir. Du coup, même humide (c'est une cave, hein, what did you expect?), c'est toujours plus agréable d'être en sous-sol vu la chaleur ambiante. On s'installe en autonomie, on tâche de régler le son tant bien que mal, avec 2 enceintes sans aigus, 2 sans grave, du coup en moyenne, c'est équilibré ! Bref.

Le Cabaret Pop Prêts !

Arrivé au concert, on déroule le set qui est bien rôdé maintenant.

Le lendemain matin, on traîne un peu dans la vieille ville faite de petites ruelles étroites et pleines de charme, on prend un petit déjeuner à base de thé à la menthe et baklavas en terrasse dans une ruelle toute décorée de tricots (sur les plots, accrochés en l'air…).

La rue aux tricots (et baklavas)

Une fontaine à Gap

Puis départ en direction de Fréjus, par les petites routes, on a le temps et envie de découvrir le paysage (et faire un stage de conduite en montagne…).

Et bien dansez, maintenant !

C'est alors que nous étions sur la route en direction de la Bretagne en mars dernier que nous avions reçu un coup de fil : on nous proposait de jouer pour un festival de danse ! Diantre, fichtre ! Nous avions accepté tout de go.

C'est avec une joie incommensurable que nous partons en direction de Rillieux-la-Pape pour jouer lors du festival Cocotte organisé par le CCNR.

Nous arrivons en tout début d'après-midi pour balancer dans un écrin de verdure au milieu d'un quartier d'immeubles. Les techniciens sont aux petits soins pour nous, notre petite scène est toute jolie, il fait beau, tout est bien ! On en profite pour se mettre dans l'état d'esprit du jour et on bouge notre corps (enfin, sur la photo, c'est les bras, et c'est déjà pas mal pour Franck).

Danse des bras

On suit ensuite les pattes pour nous rendre sur l'esplanade devant le CCNR et découvrir le début des festivités…

Suivez les pattes !

Danse !

Ça continue tout l'après-midi, avec un jongleur, puis plusieurs courts spectacles de danse contemporaine dans un studio à côté : c'est drôle, touchant, fort, avec souvent de la musique en direct. Ça fait du bien de (re)voir de la danse !

Puis vient l'heure de jouer… on se sent comme un poisson dans l'eau. Le tech. lumières aurait préféré qu'on joue un peu plus tard, le soleil est à peine couché. Yuval Pick vient nous voir après disant qu'il a bien aimé, cool. On plie vite fait avant de retourner au studio à côté pour voir les derniers spectacles dont Daniel Linehan et son très étonnant "Not about everything", à la fois performance physique et questionnement existentiel.

Puis fin avec une belle boule à facettes et de la musique façon groove !

Dance to the boule à facettes !

Découvrez l'ambiance de la journée avec l'aftermovie ci-dessous.

De beaux arts à Dijon

La scène et l'entrée du musée rénové

Pour fêter la réouverture du Musée des Beaux Arts de Dijon[1], quoi de plus normal que d'installer près de son entrée place de la Sainte Chapelle une scène pour fêter (aussi) la musique. On est accueilli par Arno (Jaromil), une vieille connaissance rencontrée à Mâcon il y a bien longtemps, à l'époque de son groupe Piggledy. À noter que contrairement à la plupart des fêtes de la musique déjà pratiquées ici ou là, nous avons droit à de vraies balances, ce qui est plutôt appréciable et permet de bien caler le son sans précipitation.

On profite de l'entre-temps pour aller voir d'autres scènes en centre ville, et faire coucou aux copains Les Venturas qui chauffent le public place de la Libération, face à l'hôtel de ville.

On joue à 20h, le temps est mitigé (il pleuvra un peu plus tard), mais on se sent bien sur la scène, le son est cool et le public attentif. Quelques connaissances passent nous voir, des gens dansent (si, si !)… Après le set, l'ingé son vient nous dire qu'il a beaucoup aimé les sons de guitares… ça fait plaisir !

Mona Kazu à Dijon © Dominique Trossat / Bien Public Mona Kazu à Dijon © Dominique Trossat / Bien Public Mona Kazu à Dijon © Guy Pauget

Après avoir rangé notre matériel, nous nous dirigeons en direction du catering qu'on aura un peu de mal à trouver, les indications étant assez peu claires… Bref, une fois arrivés, on découvre un buffet jamais rencontré dans ces circonstances : ils ne se foutent pas de notre gueule, mazette ! Entrées / plats / desserts / boissons au top ! On retrouve Manu, Anne et Sylvain des Venturas pour échanger autour d'un bon verre et d'un repas copieux.

Puis retour vers la scène, pour découvrir Godhiva, groupe connu dans le coin et bien efficace ! On ne tarde cependant pas à décoller, demain nous sommes attendus tôt à Rillieux-la-Pape pour le festival Cocotte.

Note

[1] En rénovation ces dernières années, et réouvert depuis un mois.

Un concert au bout du monde (presque)

Samedi 15 juin. Le temps redevient clément, et nous nous dirigeons vers le bout du monde… Pour les ancêtres habitant ces lieux, ce cirque avec ses hautes falaises de calcaire et sa cascade ressemblait sans doute à un cul-de-sac infranchissable. Bref, nous sommes en Côte d'Or, non loin de Beaune. Nous étions déjà passé au P'tiot Bistrot pour le vernissage d'une chouette expo de Joe Vitterbo, nous sommes heureux d'y revenir pour jouer dans un bel environnement puisqu'une expo des créations poétiques de l'artiste Angèle Charbouillot est installée dans la salle.

Après une balance précise pour nous adapter au système son du lieu, nous nous retrouvons autour d'une grande table avec les bénévoles du lieu, grand moment de convivialité, et aussi de retrouvailles puisque Franck croise Fred et Francis, 2 musiciens de feu-Real To Real, groupe new-wave / indus (oserais-je dire en avance sur son temps ?) qui sévissait au milieu des années 90. Ils avaient sorti leur disque sur le label Nova Express du terrrrible et regretté Kaiser…

Arrive le moment de jouer, détendus (mais pas trop quand même), nous déroulons le set avec un retour public qui s'accentue au fil des morceaux et nous donne de l'énergie.

Après le concert, nous échangeons avec le public bien sûr, et Franck retrouve (encore !) une connaissance qu'il n'avait pas croisé depuis… 29 ans (ouch) ! Il l'avait rencontrée alors qu'il faisait les vendanges pour se payer son 1er instrument électrique (une basse + ampli).

C'est décidément une soirée qui marquera.

Mona Kazu au P'tiot Bistrot Mona Kazu au P'tiot Bistrot Mona Kazu au P'tiot Bistrot

Sur la route du retour, sous une belle lune quasi pleine, nous avons croisé par ordre d'apparition : un lapin, des chats, une fouine (enfin un truc comme ça), un renard, et pour finir, un chevreuil affolé que nous avons suivi sur plusieurs dizaines de mètres, comme en témoigne la vidéo ci-dessous.

La lune

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